Quid du Cupei ?

Introduction

Aujourd’hui plus qu’hier, le monde est, dans tous les domaines, appelé à relever d’autant plus de défis qu’il ressemble à une espèce de village planétaire. Pour faire face à la complexité de la situation, des acteurs des différents secteurs de la vie socioprofessionnelle se mobilisent. Cet appel à l’action concerne les pouvoirs politiques, les organisations non gouvernementales, l’univers associatif et ecclésial, ainsi que le monde scientifique et universitaire.

Une des conséquences de la mondialisation à tous crins concerne l’émergence d’une société pluraliste et interculturelle. La mixité socioculturelle se renforce chaque jour davantage dans notre société européenne, en général, et belge, en particulier. Ce phénomène devient même chaque jour davantage, en Occident et partout ailleurs dans le monde, un absolu de société. Dans ce contexte, le vivre ensemble constitue, pour chaque citoyen de notre planète « terre », un des principaux challenges à relever. D’où la nécessité de compter sur des femmes et des hommes capables d’assumer, sans exclusive, leur responsabilité de citoyen du monde et de répondre aux enjeux de l’interculturalité.

Le projet de création de l’institution de formation et d’enseignement universitaire, que nous présentons dans ce document, trouve son origine dans le souci de former ce type de citoyens capables de gérer la Cité humaine. L’initiative a abouti à la fondation du Centre Universitaire Protestant d’Etudes Interculturelles, CUPEI/PUCIS en sigle.

Ce nouveau cadre de formation de haut niveau se situe à Bruxelles. Le choix de ce site ne doit rien au hasard. Il se justifie à plus d’un titre. Primo, le double caractère foncièrement cosmopolite et cosmopolitique de cette ville, capitale de la Belgique, fait de cette métropole un vrai lacis culturel et linguistique où coexistent de nombreux immigrés, en plus, de ressortissants des trois communautés constitutives de la population belge de souche : les francophones, les flamands et les germanophones. Par ailleurs, la situation géographique centrale de la Belgique par rapport au reste du continent européen facilite un important flux et reflux de touristes et de voyageurs réguliers et occasionnels. Ce mouvement de va et vient accentue, bien entendu, le caractère cosmopolite du chef-lieu du Royaume de Belgique. Secundo, la composition sociodémographique de Bruxelles en donne l’image d’un carrefour des peuples aux cultures et aux croyances variées. Tertio, en sa qualité de siège principal des institutions de l’Union Européenne, Bruxelles héberge les représentants des pays membres, ainsi que de nombreuses délégations officielles africaines, américaines et asiatiques. Quarto, l’histoire, les besoins de l’économie et les aspirations fondamentales à la liberté et aux droits humains ont fait qu’un contingent non négligeable d’étrangers a trouvé un point de chute dans la capitale de l’Union Européenne. Ces immigrants africains, latino-américains et euro-asiatiques aux identités culturelles et religieuses diversifiées ont conservé évidemment leurs modes de vie respectifs.

Le Centre Universitaire Protestant d’Etudes Interculturelles se veut le fer de lance de toutes celles et tous ceux qui s’engagent dans la lutte contre les conflits consécutifs à la différence. Aussi, se donne-t-il pour principale mission de préparer les femmes et les hommes au vivre ensemble en intégrant l’Evangile, en tant que puissance de transformation, à ses différentes structures de formation.

Vision et philosophie de CUPEI

Le Centre Universitaire Protestant d’Etudes Interculturelles, CUPEI en sigle, a vu le jour à Bruxelles, le 2 mars 2009, à l’initiative de l’Union des Baptistes en Belgique (UBB), de l’Eglise de l’Arche de la Gloire de L’Eternel et des Perspectives Réformées Internationales. Le 26 mars, cette nouvelle institution universitaire a fait l’objet d’une parution au Journal Officiel, Le Moniteur Belge, avec le numéro d’entreprise suivant: 0810.511.412.

Le CUPEI/PUCIS se veut un lieu de rencontre, un espace de partage et d’interaction où des femmes et des hommes peuvent, sans exclusive, bénéficier d’une formation solide en rapport avec les enjeux de la société contemporaine. Aussi, ce centre de niveau universitaire se propose-t-il d’offrir à ses apprenants des savoirs, savoir-faire et savoir-être susceptibles de leur permettre une implication efficiente dans le combat pour la construction d’un monde sans exclusive. C’est, tout compte fait, un préalable à leur participation au relèvement des défis actuels de l’Humanité. Parmi les impératifs de notre temps, figure en bonne place la nécessité de réguler une mondialisation fondée sur la quête effrénée du profit, l’individualisme, la méfiance et l’exploitation de l’autre.

Dans sa marche vers cet objectif ultime, le CUPEI/PUCIS se donne pour mission d’équiper, de former, d’éduquer des femmes et des hommes afin de les rendre capables de goûter, eux-mêmes, aux délices tributaires du vivre ensemble dans une société multiculturelle et d’en partager l’expérience avec les autres personnes de leur communauté locale ou d’ailleurs.

Pour réaliser cette vocation, le CUPEI/PUCIS organise deux types d’enseignement : (1) une formation de type universitaire avec les filières d’études interculturelles, de missiologie et leadership, de théologie ; (2) une formation de type non universitaire avec l’institut pastoral, l’école des disciples et la formation permanente des pasteurs et responsables d’églises en fonction. Se rattache à la filière d’études interculturelles, sous la supervision directe du vice-recteur du CUPEI/PUCIS, un service au profit de la cohésion sociale et de l’aide à la parentalité. Il va concerner deux volets : le soutien linguistique et l’école des devoirs. (1) Le soutien linguistique consiste dans l’apprentissage et l’appropriation du français au profit des personnes âgées d’au moins dix-huit ans. (2) L’école des devoirs opère en faveur des élèves en difficultés de scolarisation des 5e et 6e années de l’enseignement secondaire. Ces deux activités du service de soutien à la parentalité s’intègrent d’autant plus dans les missions spécifiques de la filière d’études interculturelles que la maîtrise de la langue et la participation, sans exclusive, à la vie citoyenne sont des préalables fondamentaux à l’insertion socioprofessionnelles et à une bonne expérience de coexistence interculturelle. Cette formation de type modulaire a, il importe de bien le souligner, lieu sous la supervision directe du vice-recteur. Tout compte fait, le centre a mis au point des programmes d’études de très haute qualité. Ils sont adaptés aux différents niveaux du savoir et assurés par un corps enseignant qualifié, compétent, expérimenté et motivé.

Le Centre Universitaire Protestant d’Etudes Interculturelles reste ouvert aux autres institutions universitaires et même non universitaires. Ce besoin de collaboration ne remet, bien sûr, pas en cause la rigueur scientifique de la formation des cadres dont l’Eglise et la Société ont besoin. Voici les trois principales facettes de sa mission :

  • dispenser une formation interculturelle et théologique de niveau universitaire répondant aux attentes de l’Eglise et de la Société en Belgique, en Europe et dans le monde ;
  • offrir la possibilité d’une formation autre que pastorale en vue d’une mise à niveau des personnes n’ayant pas bénéficié d’études supérieures ou universitaires ;
  • donner, aux personnes déjà au service de leurs églises locales, la possibilité d’une formation continue. Ce, peu importe qu’il s’agit de pasteurs, anciens, diacres, diaconesses ou de tout autre individu en quête de perfectionnement.