Structure

Le Centre universitaire protestant d’études interculturelles organise un enseignement universitaire, une formation non universitaire et un service de cohésion sociale au profit de l’aide à la parentalité (apprentissage du français aux adultes allophones) et du soutien scolaire aux élèves du degré terminal du secondaire.

Bien que la Fédération Wallonie Bruxelles, naguère Communauté française de Belgique, ne reconnaisse pas encore les enseignements organisés par le CUPEI – pourtant, les démarches sont en cours depuis 2009 –, la formation de type universitaire est conforme aux exigences et prescriptions de la Convention de Bologne qui régit l’enseignement universitaire en Europe. Les autres niveaux de formation relèvent du règlement ad hoc du CUPEI.

Notons, avant de passer au point suivant, que l’ensemble de l’offre de formation de notre centre est teinté de coloration interculturelle. Par ailleurs, les enseignements sont, depuis quelques temps, dispensés en partenariat avec l’Université des sciences et technologies de l’information (USITEC, USA).  

a) Les trois facultés universitaires

(1) Faculté d’études interculturelles [sous la direction d’un doyen secondé par un secrétaire académique (Doyen actuel : Dr Sylvain KALAMBA)]

La faculté d’études interculturelles offre à l’étudiant(e) un programme de niveau universitaire réparti en deux cycles. Le premier palier couvre trois années académiques. Il débouche sur l’obtention du grade de bachelier (Bachelor) et confère au récipiendaire le titre d’agent en médiation interculturelle. A la suite de ce grade, deux autres années d’études conduisent au master. Ce second cycle donne droit à l’obtention du diplôme d’assistant en médiation interculturelle. Le cursus respecte les exigences et les normes de la Convention de Bologne.

Le contenu du programme des cours de la faculté d’études interculturelles du CUPEI répond aux défis d’une société interculturelle. Plus d’un axe détermine le cheminement des études au sein de cette filière : l’étude de la communication sociale et interculturelle, l’approche approfondie des mécanismes de résolution des conflits (ou la médiation), l’étude du dialogue interculturel et interreligieux, l’universalisme, les études pluridisciplinaires de psychologie, de philosophie, de sociologie, des religions et des cultures, etc.

Les programmes des cours dispensés tout au long du premier cycle d’études, les stages et les travaux pratiques dotent l’étudiant de savoirs, savoir-faire et savoir-être qui permettent au lauréat de troisième année de bachelier de servir d’agent interculturel performant.

Cette formation s’impose d’autant plus dans les cursus de l’enseignement universitaire que de nombreux conflits surviennent, aujourd’hui plus qu’hier, d’un malentendu culturel. Aussi, les programmes mettent-ils un accent particulier sur l’étude sans à-priori des différentes sociétés primitives et modernes, sur la maîtrise des langues et sur les techniques de dialogue et de gestion des conflits interculturels. Quant à la grande importance accordée aux apprentissages linguistiques, elle se justifie dans la mesure où la langue constitue le principal outil en usage dans les interactions sociales de quelque nature qu’elles soient. Les programmes mettent particulièrement l’accent sur l’anglais, le néerlandais et le français.

A la fin de son premier cycle d’études, l’étudiant de cette filière de formation universitaire doit donc justifier des compétences en matière de gestion de conflits, de promotion de l’esprit de dialogue, d’écoute et de tolérance. Autant de vertus dont les sociétés contemporaines, marquées par un important brassage de peuples et de cultures, ont besoin pour promouvoir la paix entre tous les hommes sans aucune discrimination.

Dans sa marche vers cet objectif ultime, le CUPEI se donne pour mission d’équiper, de former, d’éduquer des femmes et des hommes afin de les rendre capables de s’approprier et de se réapproprier les exigences du vivre ensemble dans une société multiculturelle.

Pour réaliser cette vocation, le CUPEI organise une formation au sein de la faculté de théologie et de la faculté d’études interculturelles. Comme nous l’avons déjà souligné, la faculté d’études interculturelles constitue l’essentiel et l’arrière-fond de l’enseignement dispensé au sein de notre centre où l’on veille à la mixité sociale, culturelle et intergénérationnelle.

Au sein de cette faculté, la formation met un accent particulier sur la communication. La connaissance du français est donc d’autant plus indispensable que la méconnaissance et/ou la non-maîtrise de cet outil linguistique handicapent fortement la communication ou la rendent, dans le pire des cas, parfois impossible. D’où la difficulté à parvenir à la compréhension, à l’estime, au respect mutuels.

Le premier cycle, celui de baccalauréat, dure trois années académiques. Il comporte 180 crédits ou ECTS (European Credit Transfer System) à raison de 60 par année d’études. Le second cycle, celui de master, s’étend sur deux années académiques et comporte 120 crédits incluant les cours, les travaux pratiques, les stages et le mémoire de fin cycle.

(2) Faculté de missiologie et leadership [sous la direction d’un doyen secondé par un secrétaire académique (Doyen actuel : Dr Paul DIBUDI WAY-WAY]

Par le biais de cette faculté, le CUPEI offre, à l’étudiant(e), une formation très solide. Celle-ci vise à doter l’Eglise des cadres susceptibles de véhiculer un message approprié au relèvement des défis de la mission et du leadership de l’homme du XXIe siècle. Les apprentissages mettent l’accent sur des thèmes majeurs tels que l’évangélisation de nos contemporains. D’où la nécessité de fournir à l’étudiant(e) des connaissances solides dans ce domaine et de le (la) familiariser avec les stratégies pertinentes relatives à la réorientation créatrice de la pastorale et de la mission dans le contexte des grands défis du XXIe siècle. En outre, le contenu du programme met en exergue la formation des leaders dont l’Eglise et la société ont besoin. Les enseignements consistent dans l’acquisition par l’étudiant(e) des savoirs, savoir-faire et savoir-être en sciences humaines, en histoire du christianisme, en missiologie et en théologie pratique.

Les trois années de bachelier comportent 180 crédits ou ECTS (European Credit Transfer System) à raison de 60 par année d’études. Le cycle de master – il s’étend sur deux années académiques – compte 120 crédits que meublent les cours, les travaux pratiques, les stages et le mémoire de fin de cycle.

Remarque très importante    

Au cycle des bacheliers, les étudiant(e)s de cette filière suivent le même programme que ceux (celles) de théologie. Les détenteurs d’un diplôme de premier cycle obtenu dans un domaine autre que celui de la théologie sont admissibles au cycle de master en missiologie et leadership moyennant une année passerelle.   

(3) Faculté de théologie protestante [sous la direction d’un doyen secondé par un secrétaire académique (Doyen actuel : Prof Dr Dieudonné MUSUVAHO PALUKU)]

Elle offre un cursus complet d’études théologiques et de pratique pastorale dans une perspective interculturelle. Ce programme d’études théologiques de niveau universitaire s’étend sur 3 années académiques aboutissant au grade de bachelier (Bachelor). Il conduit à 2 autres années d’études en vue du grade de master, conformément aux normes de la Convention de Bologne.

A travers son programme des cours, la faculté de théologie protestante du CUPEI assure, d’une part, une formation pratique et concrète et, d’autre part, une formation théologique solide, rigoureuse, scientifique et évangélique. Cette orientation vise à former des cadres d’Eglise, efficaces au service ecclésial et social, aptes à participer au développement et à l’épanouissement harmonieux de l’Eglise et de la société.

Ainsi, à travers une formation théologique, pastorale et missiologique très solide, cette faculté du CUPEI se donne comme mission de former des cadres de l’Eglise susceptibles de véhiculer un message répondant aux aspirations fondamentales de l’Homme du XXIe siècle. Les enseignements consistent dans l’acquisition par les étudiants des savoirs, savoir-faire et savoir-être en langues bibliques et modernes, en sciences humaines, en sciences bibliques, en théologie systématique et contemporaine, en histoire du christianisme, en missiologie, en théologie pratique.

Les trois années de bachelier comportent 180 crédits ou ECTS (European Credit Transfer System) à raison de 60 par année d’études. Le cycle de master – il s’étend sur deux années académiques – compte 120 crédits que meublent les cours, les travaux pratiques, les stages et le mémoire de fin de cycle.

Nota bene

Depuis cette année académique 2018-2019, les étudiants de notre centre, peu importe leur orientation, suivent le cours de leadership et celui de management en ligne depuis l’Université des sciences et technologies de l’information (USITEC, USA). Pour rendre possible cet enseignement en vidéoconférence, le CUPEI s’est doté d’un équipement informatique de premier plan.     

b) Les enseignements non universitaires

(1) Service de cohésion sociale : soutien linguistique et espace de soutien aux jeunes en difficultés scolaires (niveau : 3e degré du secondaire)

  • Section d’apprentissage, ainsi que d’appropriation du français dans le cadre du projet « Usage décomplexé du français au service de l’agir citoyen »

Cette section des activités du CUPEI opère, sous la supervision directe du vice-recteur, au sein de la faculté d’études interculturelles (FEI). Il ne s’agit pas d’un enseignement classique, mais d’une structure de formation linguistique créée dans le cadre de la promotion de la cohésion sociale.

En effet, dans nos quartiers, comme à l’échelle de l’ensemble de la région de Bruxelles-Capitale, se posent, aujourd’hui sans doute de manière plus flagrante qu’hier, de nombreux problèmes en rapport avec le vivre ensemble. Ils relèvent des domaines aussi importants pour l’organisation de la Cité que la citoyenneté responsable, la coexistence harmonieuse des personnes issues d’horizons ethnoculturels divers, l’acceptation des différences, la marginalisation des franges entières de la population, le refus d’intégration et, ipso facto, le repli identitaire. Face au caractère fortement multiculturel des espaces de vie actuels au double plan local et universel, la faculté d’études interculturelles (FEI) – sa principale mission consiste, en effet, à former des femmes et des hommes au double rôle de médiateurs interculturels et de promoteurs du vivre ensemble en faveur de tous les Bruxellois, en particulier, et de la société tout entière, en général – s’est dotée d’un service de soutien linguistique aux allochtones et aux autochtones très peu instruits.

Dans la plupart des cas, la non-maîtrise du français empêche ces deux catégories des gens de jouer pleinement leur rôle de citoyen responsable de la Cité. Par ailleurs, que de malentendus à caractère culturel ne naissent-ils pas des déficits relatifs à la connaissance des langues ! En outre, puisque la maîtrise de la langue offre à l’homme le principal outil d’intégration socioprofessionnelle, la FEI se propose d’organiser chaque année, en son sein, deux modules d’apprentissage du français destinés aux personnes âgées de 18 ans et plus. Ce, au bénéfice de l’aide à la parentalité et de l’insertion socioprofessionnelle des personnes « handicapées » par la non-maîtrise du français. In fine, le choix du public-cible prend en compte les mixités sociale, culturelle, générationnelle et « générique » (du genre).

  • Espace de soutien aux jeunes en difficultés scolaires (niveau : 3e degré du secondaire)

Cette activité consiste dans l’encadrement des élèves ayant des difficultés dans leur scolarité. La population cible concerne les apprenants des classes de 5e et 6e des humanités. Chaque année scolaire, le suivi de ces potaches s’étend de la fin du mois de septembre à la moitié du mois de mai. Des activités ponctuelles peuvent, par ailleurs, être organisées pendant les vacances d’été en faveur des élèves concernés par des examens de repêchage et/ou des travaux de rattrapage.         

(2) Institut pastoral

L’institut pastoral offre un programme biblique, théologique, pastoral et missiologique complet en deux ans. Sa tâche première consiste à donner aux apprenants une formation théologique, biblique, pastorale et missiologique pour faire d’eux des pasteurs, des évangélistes, des missionnaires et des enseignants efficaces au service du développement harmonieux de l’Eglise, en général, et des églises locales, en particulier.

Ce programme s’étale sur une durée de deux ans. Plusieurs cours sont dispensés en dehors des heures de service afin de permettre à ceux qui travaillent d’y prendre part. Les finalistes obtiennent le diplôme d’études théologiques et pastorales.

L’institut pastoral vise également à offrir une formation appropriée à celles et ceux qui, dans certaines églises membres du protestantisme belge actuel, exercent le ministère du culte sans aucune formation académique systématique préalable. Il répond, en particulier, à un besoin crucial de formation en faveur des autodidactes – il en existe un grand nombre – qui sont en charge des églises d’origine africaine, européenne et latino-américaine en Belgique.

Le cursus comprend des enseignements bibliques, théologiques, pastoraux et missiologiques. Ils visent une redynamisation efficiente de la praxis ecclésiale, pastorale, missiologique et théologique au sein des églises protestantes en Europe, en général, et en Belgique, en particulier. Ce programme met également un accent spécifique sur des stratégies pertinentes de la réorientation créatrice de la pastorale et de la mission dans le contexte de grands défis du XXIe siècle.

(3) Unité de recherche en information et communication

Cette unité constitue un département de communication au sein du Centre universitaire protestant d’études interculturelles. Elle vise à promouvoir l’édition, la publication et la diffusion des livres, la collecte et la diffusion de l’information, l’offre d’un espace aux annonceurs chrétiens, etc. Le premier ouvrage – cette œuvre collective traite de la thématique du vivre ensemble – a paru, aux éditions L’Harmattan (Paris, France) au mois de septembre 2017.

(4) Formation permanente pour pasteurs en fonction

Ce programme s’adresse à tous les pasteurs en fonction qui désirent se perfectionner et exercer un leadership efficace. Cette formation permanente des pasteurs se veut un cadre de remise à niveau (de recyclage) et de renforcement de capacité. Cette formation se déroule sous forme de sessions spécialisées.

(5) Ecole des disciples

L’école des disciples ouvre ses portes à toute personne en quête d’une formation non universitaire efficace au profit du témoignage chrétien. Tout responsable d’une église locale désirant renforcer sa compétence-performance dans tel ou tel domaine de l’église y trouvera donc son compte. Le programme de formation à l’école des disciples s’étend sur une période de 9 mois.